Je grelotte d'amour et je neige de rêves
À voir passer ma vie comme coule la rivière.
Le soleil sur ma joue comme une épée qui frappe
Déchire mes rêves et creuse ma mémoire
Que reste-il de moi, de ce que j'étais?
Prisonnière de la cellule que je m'étais moi-même construite
Jour après jour, dans la torpeur, la fuite.
Les ouillères bien plus haute que la fierté
Avancer sans cesse au risque de l'autre bafouiller, piétiner, écraser.
Que reste-il de moi, de ce que j'étais?
Une lointaine lubie que ce bonheur que l'on m'avait promis...
Si, comme on dit, le but est le voyage
Je serais comblée à force de kilométrage
En marche, avec comme seul bagage ce que l'on m'avait transmis.
Que reste-il de moi, de ce que j'étais?
J'avais sous-estimé mon bagage...
Il était lourd et mettait en l'autre et moi un barrage.
Quand il a enfin cédé et que, dans un raz de marré,
Mon âme s'est déversée, j'ai été emportée.
Que reste-il de moi, de ce que j'étais?
Il reste de moi l'enfant qui a froid et la femme qui la réchauffe,
L'amoureuse qui, un jour, dans un regard t'a tout dit
Et la femme qui te regarde sans mot aujourd'hui.
Il ne reste de moi aucun loquet mais le coffre.
Que reste-il de moi, de ce que j'étais?
Il reste de moi une parti de toi et les rêves que je rêvais.
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