samedi 31 décembre 2022

Ma carte de Noël

 Cette année, 

les fêtes sont différentes... Après deux ans de Noëls isolés, nous avons enfin la possibilité de se rassembler, d'être ensemble. 

C'est particulié, j'ai l'impression que l'absence se fait sentir d'avantage quand la possibilité d'être présents existe...

Cette année, bien qu'infiniment reconnaissante pour les gens autours de moi, je l'ai senti.. Je l'ai senti l'espace, ta place vide autour de la table. Je ne l'ai pas entendu ton rire... 

Avec la lourdeur de l'absence nous avons opté pour des célébrations en simplicité. Nous avons fait notre traditionnelle distribution des cadeaux aux enfants de nos amis, aux mamans de notre entourage et à nos élèves. 

Nous avons pris petit moment avec nos fieules, nous avons assisté à la messe du 24 et accueillis des amis pour un petit réveillon. Puis, quand la tranquilité c'est installée, que nous avons commencé à ouvrir les cadeaux ton absence s'est assise à côté de moi. Elle y est restée longtemps. Elle m'a suivi dans les festivités du lendemain. 

Le 25, une petite vie toute neuve est venue m'appaiser. Cette petite âme endormie, paisible dans toute sa vulnérabilité... La magie de la Nativité, la magie de Noël...

Aujourd'hui, tous ensemble, sans dinde ni flaflas... Ensemble simplement autour d'un repas, d'un jeu... Je l'ai sentie... Tu étais là, assise près de moi.

Merci maman... Joyeux Noël  ❤




jeudi 29 décembre 2022

Mon centre

Ce matin est un matin doux...

Enfants qui cuisinent, musique qui jouent...

L'audeur du café flotte dans l'air.

L'air lui-même est doux, y a rien à faire.


Ce matin, je me suis reveillé et j'étais reconnaissante.. 

Juste reconnaissante d'avoir ouverts les yeux, consciente.

Pleinement consciente de la chance que j'ai

De vivre cette nouvelle journée.


Et puis, j'ai fait une liste des choses à accomplir et soudainement le stress est monté...

Je me suis mise à angoisser.


Comble de l'ironie, c'est en m'arrêtant, 

En prenant du temps qui, oui, 

Aurait pu être investie autrement 

Que je retrouve mon centre, que je me ressaisie.

Aujourd'hui je vais faire de mon mieux 

pour accomplir tout ce que je peux.


Consciente que ce sont mes attentes

et je respire profondement pour garder mon centre.    

mercredi 28 décembre 2022

La vie, la vie...

La vie, la vie...

    Elle donne, elle prend.

    On reçoit, on apprend.

    Quelques années sont passées, nos corps et nos coeurs elles ont       marqué.


La vie, la vie...

    Elle donne et elle prend.

    Elle prend la mère et donne l'enfant.

    Le temps file mais le coeur n'a pas oublié.


La vie, la vie...

    Oui, une réponse toute simple au questionnement du quotidien.

    La vie, la vie...

    C'est un peu mon refrain.


            Si seulement j'avais l'impression de comprendre, 

                de vivre sa chanson, de l'entendre.


La vie, la vie...

    pleine d'amour et de poésie,

    pleine d'envie et de défi.


La vie, la vie...

    Elle nous enferme et nous libère,

    elle nous rappelle que nous sommes éphémère.


La vie, la vie...

    Combien le coeur peut-il grandir?

    Combien de larmes et de sourires peut-il contenir?


La vie, la vie...

    Amants et amis,

    Suspendus un instant dans l'infini.


La vie, la vie...

    une autre année s'est écoulée,

    un peu plus sage, un peu plus ridée...


La vie, la vie...

    Tu m'as tellement appris

    je suis emplie de gratitude

    Dès aujoud'hui, je veux en prendre l'habitude...

    Je te dirai ce pourquoi j'ai le gout de te dire MERCI!



Absence

 Après une année à essayer de me réconcilier avec ton absence, je réalise que l'espace que tu occupais dans ma vie est tellement plus vaste que je ne l'avais imaginé... 


À qui dire ma peine? Avec qui échanger sur les chagrins et les joies du quotidien?  Quand, la nuit, les minutes s'écoulent comme des grains de chapelet et que le someil tarde, le vide est bien là... 


Déjà un an, un an que nous pensons à toi, que je t'écris quand la vie fait des siennes, que je t'emmène avec moi partout où je vais ... Dans une petite pochette spéciale, en vacances avec nous... j'aurais tant à te dire...


Une journée, Ta journée, à courir et à m'étourdir pour éviter de me dire... Pour éviter de te dire, qu'au fond, tu me manques toujours autant.


 "La perte d'une mère est le premier chagrin que l'on aura à vivre sans elle". 


Et bien maman, pour répondre a ta question "Qu'est ce que tu vas faire quand je ne serai plus là?" La réponse reste la même:" Mon gros possible et espérer que ce soit suffisant..."

Chaque jour, je fais mon "gros possible" et j'espère que c'est assez... Assez pour être une bonne épouse, une mère bienveillante et aimante, une amie présente... J'espère que c'est assez pour que là d'où tu es tu sois fière de moi...


Je t'aime toujours si fort, tu me manques tellement. 


Merci pour tout ce que tu m'as donné, pour tout ce que tu as fais pour moi. Merci d'être là, autrement...

Récit d'un voyage

Les voilà en rafales tous ces mots, toutes ces images…

Le voici simplement le récit de son dernier voyage.

 

Qui l’eût cru? Une forteresse qui s’écroule à toute vitesse.

Depuis longtemps, elle était penchée comme la tour

Puis elle est tombée et ce fut sans retour

 

Hospitalisée parce qu’elle avait chuté,

Le cancer, entré par infraction, s’est imposé.

En une seule bouchée,

Tel un ogre affamé,

Sa vie il a engouffré.

 

Il y eut cette journée…

Cette journée auprès des gens qu’elle a tant aimés…

Il y eut ce jour,

Ce jour où chacun est venu lui redire tout son amour.

Il y eut ces quelques heures bénies;

Ces quelques heures qui nous rappelaient que son histoire était presque finie…

Il y eut ce moment de grâce offert en toute bonté,

Ce moment de grâce ou Dieu lui a montré sa générosité.

 

“Merci mille fois” qu’elle m’a dit,

“Merci pour tout ce que tu as fait et pour tout ce que tu feras”

C’est ce qu’elle m’a murmuré à l’oreille cette femme qui m’a donné la vie.

“Mais que feras quand je ne serai plus là? Que feras-tu sans moi?”

 

Un soir dans son lit,

Toutes deux enlacées

Dans un petit moment d’infini

Elle m’a confié qu’elle était fatiguée de respirer…

“Ça fait des années que je suis fatiguée”

Pauvre petite maman, tu as tant donné!

 

Elle était prête à nous quitter

En paix, toutes choses pardonnées,

Son père et la Petite Thérèse devait venir la chercher

Les plans en place, toutes choses dites, l’heure allait bientôt arriver.

 

Ses enfants, ses petits-enfants, ses amis, ses frères et soeurs ainsi que sa maman;

Tous se sont succédé à son chevet pour faire le plein ne serait-ce qu’un instant.

Dans le silence assourdissant des vagues de sa respiration, je l’ai regardé dormir.  

Dans le bruit sourd de sa respiration agonisante, je l’ai vu partir.

Un soir que mon mari l’a visité

Elle en a profité pour lui rappeler qu’au mariage elle ne m’avait que prêtée

Mais que maintenant, j’étais sa responsabilité.

Le voilà bien embêté.

 

Sa dernière soirée, comme sa vie

Fut parsemé de douleur, de douceur et de folie.

Un café glacé et quelques pâtisseries bien sucrées

On fait office de dernier souper.

 

Quelques mots prononcés sans flafla ni promesse:

“Pauline lève tes fesses!”

Les derniers d’une mère à sa fille…

Que dire sinon que cela représente bien notre famille!

 

Quand tout fut fait, que tout fut dit

Quand dans la noirceur de cette vie

Nous attendions la fin d’ère, d’une personne

Nous étions impuissants attendant que le glas sonne.

 

“La perte d’une mère est le premier chagrin que l’on aura à vivre sans elle”

C’est bien vrai… Elles sont coupées mes ailes…

Elles s’étaient déjà éplumées

En la regardant elle s’effriter.

 

Auprès d’elle, sa mère de sa voix la berçant

Et ses enfants silencieux et impuissants

Jusqu’au bout avec elle,

Jamais je n’avais vécu rien de tel

 

Puis, le temps s’est arrêté, elle ne respirait plus

Il est fini ton combat maman, désormais tu ne souffriras plus

 

“Elle est partie” que j’ai écrit

Et au moment de la sonnerie

Elle s’est envolée avec les oiseaux

Saluer son monde de là-haut

 

Beaucoup d’autres au revoir ont suivi…

Au revoir à sa voix, à sa chaleur, à son rire si joli

Au revoir à son visage, à ses bras et tout ce qui s’y trouvait

Au revoir à sa maison ou entourée de toi j’habitais

Au revoir à ma mère, mon amie, ma confidente

Au revoir, maman, je ne sais toujours pas ce que je ferai sans toi

Mais j’ose resté confidante

Je ne sais ni comment ni pourquoi

Tout ce qu’il me reste à dire c’est que je t’aimerai toujours