lundi 22 août 2016

Quelques mots d’une fille à son père...

Comment rendre hommage à cet homme qui m’a redonné ma vie? Comment exprimer toute la reconnaissance d’un cœur d’enfant qui apprend ce qu’est l’amour pour la première fois, qui apprend qui est l’amour? Marius a été pour moi cette figure de père, cette image DU PÈRE. Il m’appelait sa fille et cela me comblait de bonheur. Si le PÈRE m’avait avec plus de tendresse qu’il le faisait, comment pouvais-je être digne de cet amour?
Marius m’a enseigné la bonté et l’accueil, l’écoute réelle, celle qui entend les silences entre les mots et qui interprète les soupires et les vacillements de l’âme. Il m’a appris que dans l’amour il y a la liberté et que celle-ci est essentielle et précieuse, mais si difficile à accorder, à rester.
Marius m’a enseigné à voir chaque personne dans toute sa dignité, de voir en chacun le Christ souffrant et ,j’ai compris que ma mission était celle des femmes sur le chemin de la passion… Ma mission était d’être là, sur le chemin et d’éponger, de soigner ce Christ agonisant en mon prochain.

Marius… Cet homme qui comme un pissenlit n’a vécu que pour semer… Cet homme don l’essence se fait encore sentir dans mon quotidien les jours de grand vent.

Je vis dans l’espoir d’être la digue fille de mon père, la digue fille DU PÈRE.


dimanche 17 avril 2016

Traduction libre, Exode 3

La plupart d’entre nous avons déjà entendu ce récit du livre de l’exode qu’on définit souvent comme étant la révélation de la vocation de Moïse.
En effet, le texte du buisson ardant est bien connu et pourtant, il ne m’avait jamais autant touché qu’aujourd’hui. J’ai eu le désir de vous communiquer l’impact de ce dernier.
Le livre de l’exode commence par décrire ce bosquet qui s’enflamme sans bruler et la fascination de Moïse pour celui-ci. Lorsque Moïse, simple berger, s’approche de l’arbuste, “Dieu l'appela du milieu du buisson, et dit: Moïse! Moïse! Et il répondit: Me voici!”. Moïse se met à la disposition de Dieu, il s’offre à Lui. Puis, Dieu, heureux de voir son enfant ouvert et disponible, lui explique les plans merveilleux qu’Il a pour lui. Lui expose ce qu’Il souhaite et Moïse a peur... « Qui suis-je ???Comment puis-je être à la hauteur de ce que tu me demandes??! »
Alors notre ami passe de « me voici Seigneur » à «  wow… Ce n’est pas pour moi, je n’y arriverai jamais! ». Cela nous arrive à tous… Un nouveau travail, un défi, un nouveau commencement, une nouvelle relation… « Mais qui suis-je Seigneur ? Pourquoi me choisis-tu? » Et Dieu répond ceci : « Je serai avec toi (…)».
Dieu ne lui répond donc pas en lui expliquant qui il est, mais en lui rappelant à QUI il est.  « Tu es à moi, tu es mon enfant et quoiqu’il arrive je serai avec toi. Marche avec confiance, car je serai à tes côtés. Ne doute pas…»
Moïse réfléchit et demande à Dieu plus d’explications. « Ok, tu vas être avec moi, mais je dis quoi? Dieu? Qui es-tu ? » Dieu « commandite et soutient » Moïse dans son entreprise, dans sa mission, mais Moïse veut savoir, sous quelle bannière il est envoyé..  « Mais, s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je? » 
Encore une fois, la réponse de Dieu est magnifique : « Celui qui s'appelle 'je suis'm'a envoyé vers vous.» Je suis… Qu’il est grand notre Dieu, Il nous promet d’être là et Il nous dit qu’Il est… « Je suis… Ta force dans ta faiblesse. Je suis… La lumière dans ta nuit. Je suis... La paix dans ta tempête. » Il est exactement ce dont nous avons besoin au moment où nous en avons besoin. N’est –ce pas merveilleux? !
Malgré tout, Moïse doute encore... « Ils ne me croiront pas » et Dieu va plus loin… Il lui demande ce qu’il connait et Moïse se sent totalement incompétent. Il répond à Dieu en lui disant qu’il n'est un simple berger… rien de plus… Qu’il n’a pas d’autres compétences. Et Dieu lui dit : « Qu’as-tu  a à la main ?» Moïse répond : « mon bâton de berger » Dieu lui demande de le jeter par terre et le change en serpent! Moïse est surpris. C’est fou ce que Dieu peut faire avec un seul de nos talents, une seule de nos habiletés quand on s’abandonne à sa volonté, quand on lui fait confiance. Il surprend les gens mêmes avec nos lacunes, il prend nos dons et touche et saisi les cœurs ce qui nous permet d’accomplir la mission dont il nous a investi.

Du « oui » de Moïse, tout un peuple fut libéré, qu’adviendra-t-il de l’autre côté de ton « oui »?

dimanche 27 mars 2016

Confessions Pascales


Pâques, printemps de Dieu, printemps du cœur… Pâques, vie, renaissance et recommencement.
Il y a presque un an que j’ai quitté Sainte-Trinité dans les circonstances que vous connaissez. Durant cette année, la Vie s’en est allée… La pastorale jeunesse est inexistante, la pastorale familiale est chancelante, les pastorales du mariage et de la confirmation ont subi des pertes aussi incroyables que déplorables.  Je me suis rapidement éloignée de ce milieu qui a longtemps été mon port d’attaque, mon rocher, mon appui. Combien de fois suis allée prier au petit oratoire en pleine nuit pour écouter simplement le silence et Dieu qui le remplissait de tant d’amour et de paix? Ce milieu, je l’ai fui aussi vite qu’on enlève un pansement de peur d’avoir mal. Écorchée de justice et d’un sentiment horrifiant de trahison, j’ai couru loin de cet endroit ou l’homme ne travaillait plus que pour lui-même.  En regardant l’hommerie, j’ai douté de la présence de Dieu et je me suis réfugiée loin de la bergerie. La parole du berger, celle de l’homme, était si vide et ne se traduisait pas en actes. Elle était et reste, à ce jour, infertile.
J’ai vécu un moment sombre durant lequel j’ai crié vers Dieu, je lui ai supplié de me guider, de m’orienter. Et c’est à l’ instant où je me suis entrouverte qu’Il est entré. Il a tout envahi par sa Parole. Sa Parole comme une promesse infinie d’Amour. Son message en mon cœur : « Ma fille bienaimée, tu peux me faire confiance par intermittence (fall in and out of trust) mais moi, mon amour perdure continuellement, même quand tu ne sais pas l’accueillir. Qu’il est grand l’Amour de Dieu! C’est en sa Parole, en le louangeant, en élevant mes mains et en lui offrant mon cœur que j’ai pu revive en Lui. À l’aube de Pâques, je vous le dis c’est par Lui,  avec Lui et en, en sa Parole et avec son Esprit que nous vivons.

« Quant à nous, nous aimons parce que Dieu nous a aimés le premier. »


Même si j’ai parfois de la difficulté à voir tout ce qu’il a mis en moi, même si son Amour est tellement difficile à accepter parce que je n’ai pas l’impression de le mériter… Il m’a aimé en premier… Mon Dieu, mon Frère mon Roi.
Confessions Pascales : Ô Père, pardonne-moi de douter de toi… pardonne-moi de ne pas te faire confiance et de souhaiter trop souvent que Ma volonté soit faite. Pardonne-moi d’oublier que tu as un plan pour moi, que tu m’as créée pour le bonheur parfait et que ce bonheur je ne peux que le trouver en Toi. Père, pardonne-moi d’avoir gardé mon regard sur les hommes pendant que tu m’appelais à Toi en me tendant tendrement les bras comme à un enfant en espérant que je m’y lance avec confiance.  Aide-moi Seigneur à pardonner comme toi, à aimer plus fort que la blessure et à voir Ta présence. 
Que la Joie de ton triomphe sur la mort résonne et touche tous les cœurs. Qu’elle les fasse revivent!

Amen!