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a vie comme un arbre aux
possibilités infinies dont les fruits de demain sont les espoirs de ce jour.
C’est avec trente-et-une bougies à gâteau que je m’interroge aujourd’hui sur ma
destination. Je suis de celles qui regardent le futur, mais surtout de celles qui veulent vivre le
présent pleinement et qui tendent à être reconnaissantes pour les petites
grâces accordées au quotidien.
Je me souviens de mes rêves
d’adolescente et quand je relis la liste de ces derniers, je ne peux que
prendre conscience de la chance inouïe que j’ai puisque je peux
maintenant « vivre mes rêves au lieu de rêver ma vie ». Que dire alors sur les désirs que j’ai pour
demain? Une réflexion sur l’espérance, sur les opportunités en dormance et le
souhait profond de semer, ne serait-ce que par ce texte, une graine de rêve en cette parcelle d’éternité qu’est le
« ici-maintenant ».
J’ai choisi de mettre l’accent sur
la présence
puisqu’il s’agit d’une sphère
fondamentale de mon existence qui influence tout ce qui m’est précieux dans ma
vie et qui touche de près au besoin profond de connectivité réel qui m’habite.
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ette première partie de la
réflexion s’est avérée plutôt étonnante puisqu’en réfléchissant et en
m’interrogeant sur mes rêves et aspirations je me suis retrouvée confrontée à
mes peurs. C’est en discutant avec une amie que j’ai constaté la profondeur de
cette angoisse existentielle qui, jusqu’à ce moment, était restée bien cachée.
Je fais partie de ces gens à qui la
foi confère une mission, une vocation.
Je crois profondément que chacun de nous a un rôle à jouer dans l’histoire de
l’humanité et que personne ne peut le faire à notre place. Comme si nous étions
tous les pièces d’un immense casse-tête créé par Dieu. Je dois jouer mon rôle
puisque si j’essaie de jouer celui de quelqu’un d’autre mon morceau, ma case
sera vide. Cette façon de voir la vie, l’emplit de sens.
J’ai réalisé que ce qui me
terrifiait c’est de ne pas laisser de traces, que mon existence est vaine. Que
mon passage sur terre soit désuet et que le rôle que j’ai eu à jouer, que mon
morceau de casse-tête était un doublon, une pièce de surplus dont personne n’aurait vraiment
besoin.
C’est ainsi que j’en arrive à
exprimer un désir de fécondité. Cette fécondité se veut à tous les
niveaux. Que ce soit sur la planète par les trois beaux enfants qui sont nés de
l’amour que mon mari et moi nous nous portons ou encore dans la relation que
j’entretiens avec mes amis, avec les jeunes auprès desquels j’ai le privilège
de travailler. Je pense que la fécondité se mesure aux fruits que l’on porte et
dans la relation à l’autre les fruits sont, à mon avis, ceux de l'Esprit :
« la
charité, la joie, la paix, la bonté, la fidélité, la douceur (…)».
C’est en bâtissant des relations
significatives et authentiques en
restant loin de toutes superficialités que ma vie sera féconde. Je suis
convaincue qu’avec un leadership axé sur la présence qui permet de passer du
« faire avec » à « l’être avec » cela est possible.
Le premier pas en tout : bâtir la
confiance. Je pense qu’en m’impliquant intimement, en acceptant toujours
un plus d’être vulnérable,
il est possible de rendre mon existence féconde.
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el que mentionné un peu plus haut,
si l’ultime but de ma vie est la présence, celle-ci commence chez moi, auprès de mon
mari, mes enfants. Je suis intimement
convaincue que ce n’est pas tant la quantité de temps que l’on passe avec
quelqu’un, mais la qualité. J’aspire à continuer de construire avec
mes enfants une relation
de plus en plus égalitaire, un espace
d’accueil et d’écoute. Quant aux pousses, un jour j’aimerais
apercevoir de belles et grandes de confiance, d’ouverture, de
pardon. J’aimerais qu’ils sachent et sentent que je serai toujours
là, qu’ils saisissent combien ils sont aimés. C’est là tout mon héritage. Peut-être
auront-ils le goût de le transmettre aux
leurs?
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I
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l y a déjà bien du pain sur la planche et pourtant il
y a encore au moins une autre chose que je ne peux absolument pas passer sous
le silence. L’autre chose que j’aimerais travailler et qui aura indéniablement
un impact sur mon leadership et sur la qualité de ma présence c’est la patience.
On dit de cette dernière que c’est une vertu, et j’y travaille, mais elle ne
vient pas vite! J’ai longuement réfléchi à ce qu’était la patience et pour moi,
il est essentiel de rester loin de toute forme de passivité ou d’acception. Ma
définition de celle-ci repose sur l’empathie, l’accueil profond de l’autre, de ce qu’il est,
de sa réalité. Quand on est disponible à l’autre, qu’on prend le
temps de « mettre
ses chaussures », cela change
totalement notre attitude, notre façon de le recevoir, d’aller à sa rencontre
et d’interagir avec lui. Cela change une parcelle de son existence et
potentiellement celle de d’autres gens que cette personne rencontrera.
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L
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a vie comme un arbre aux
possibilités infinies dont les fruits de demain sont les espoirs de ce jour…
Cet exercice me permet de rêver encore, de prendre ces rêves et d’en faire des
projets vie qui s’enracine dans l’espérance. Je conclurai simplement en disant
que l’arbre que je suis, s’il tombe sans bruit, nourrira de sa dépouille, de
son héritage et de sa vie les pousses qui l’entourent.