Comme mentionné dans un des articles précédents, ma plus jeune a commencé l'école... C'est dure sur un petit coeur de maman...
Ce matin, je vous écris d'une maison muette où mes pensées constituent un affront au silence... On pourrait croire que je lis dans ce silence la paix et la quiétude mais j'y ressens plutôt l'absence et une sorte de finalité. Où sont allé mes bébés? Où ce temps s'est-il enfuit? C'est perturbant de constater qu'une étape prend fin. Je dois avoué que le sevrage de ce mode de vie risque de ne pas se faire sans heurt. Il y a un moment où le parent favorise l'autonomie chez son enfant en faisant quotidiennement un travail acharné au niveau de l'assimilation de nouvelles connaissances; manger, marcher, te laver, organisation de ton temps et de ton espace... Viens l'heure de la rentrée et l'enfant retourne la table... À nous maintenant d'apprendre à être autonome, à nous de réapprendre à manger (faire un dîner pour un), à marcher (faire des courses sans demandes incessantes), se laver (réalisation que l'on est autorisé à prendre une douche de plus que 4 minutes et que la maison ne prendra pas en feu) et que dire de l'organisation du temps et de l'espace? (c'est un monde de possibilités qui s'ouvre)... C'est simple... Il n'y a qu'à laisser aller... Ouin! simple!?
"It's a work in progres"
Alors voilà, pour résumer, si j'avais à le dire en moins de mots... Comment Je Me Sens? Je me sens en sevrage de mes enfants, en réadaptation dans la société...
Un Blog tout en simplicité qui parle de la vie comme d'un voyage. La vie cette longue marche. Nous marchons rarement seul et les gens qui sont placé sur notre chemin jouent dans notre existence un rôle bien important qu'ils y soient pour un bref instant ou pour un long moment... Alors Bout d'Chemin
jeudi 30 août 2012
mardi 28 août 2012
"Marcher sa terre.."
Il
n’y a pas si longtemps, lorsqu’on achetait une terre, on marchait notre terre. « Marcher sa terre »
ça voulait dire partir d’un bout, marcher jusqu’à l’autre bout, se tasser de 40
pieds et recommencer ce faisant, on repère tout ce qui s’y trouve. On peut voir
les fruits qui y poussent, ce qu’il y a de beau, ce qu’il y a de riche, de
particulier. On peut aussi y trouver des mauvaises herbes, des choses dont on
est moins fiers, des choses dont on a
honte...
Et
par-dessus tout Merci mon Dieu, Amen, alléluia.
C’est le sourire aux lèvres et
l’âme à ta tendresse que j’écris ces quelques lignes. Pour moi, ce camp a été
une expérience de croissance personnelle et spirituelle hors du commun. Un
temps pour apprendre à ce connaître nous-mêmes, à rencontrer l’autre en Dieu.
Nous étions une
trentaine à sauter dans l’expérience le cœur ouvert. Les lieux dans lesquels le
camp prenait place étaient tout simplement féériques. Une terre sur laquelle
règne la paix.
C’est
dans la fraternité que s’est déroulé
notre séjour à la bergerie et c’est en présence de ce Jésus tout amour nous
avons « Marché notre terre ».
Nous sommes allés à la découverte de ce que Dieu a mis en nous. À travers
l’Évangile nous, dans les paraboles de l’ivraie et du bon grain, celle du
semeur et celle de la vigne nous avons cheminé. Nous avons demandé la grâce de
toujours se rappeler que, bien que Dieu nous ait confié notre terre intérieure,
Il en est le propriétaire et nous en sommes les simples vignerons. Nous
souhaitons toujours rester conscient que les fruits que nous portons sont les
siens et que nous devons lui rendre grâce pour la récolte.
Nous avons prié d’avoir la force et l’ouverture de
partager notre flamme ce qui l’a diminue en rien, prié d’avoir le courage de
marcher sur notre chemin même lorsqu’il est difficile, nous avons prié notre
maman du ciel pour sa protection et son soutien, nous avons demandé d’avoir la
confiance. Le dimanche, nous avons vécu, non pas une eucharistie mais une
célébration de la Parole. Il s’agit d’une célébration autours des textes mais
sans la partie du « repas », de l’eucharistie. Nous avons communié l’un à
l’autre dans la prière plutôt qu’au corps du Christ. Nous avons aussi écris un
Crédo que je vous partagerai bientôt.
Pour
moi, « Marcher sa terre » est de loin, l’une des plus belles expériences
de vie communautaire qu’il m’est été donné de vivre. L’ouverture et la
confiance dont ces jeunes ont fait preuve, la fraternité et le respect qui
régnaient, la paix qui plus que la terre où nous étions a aussi habité nos
cœurs… Je ne peux que rendre grâce à Dieu de cette opportunité qu’Il m’a donné.
Merci de me permettre d’être témoin de tant de petits miracles, de tant
d’amour.
Je
remercie aussi tous ceux qui ont permis que ce camp soit aussi formidable. Merci
aux filles d’Isabelles SJMV qui ont contribué en payant généreusement nos frais
de transport.
Merci
à la famille Dumais qui nous a chaleureusement accueillis. Merci à Francine Turcotte pour l’aide à la cuisine,
merci à François-Michel Brière et Kamica Dumais d’avoir fait partie de l’équipe
d’animation et de gestion.
Merci
à Antoine Trépanier, Alex Dignard, Jonathan Nieuwenhuis, Charlotte Nieuwenhuis,
Marika Nieuwenhuis, Philippe Matte, Isabelle Cadieux, Sara Côté-Prud’homme,
Myriam Trépanier et Zacharie Trépanier pour le leadership dont ils ont fait
preuve dans l’animation de leur animation respective.Merci à Jean-Sébastien
Leclerc notre petite abeille travaillante.
Merci à Jérémie Trépanier pour sa musique qui nous a rapprochés. Merci à
chacun de leur présence et de leur générosité dans les partages.
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